Guayaquil
4 avril au matin : Will
Après quasi 2 semaines extraordinaires passées aux Galapagos, il faut désormais se résoudre à partir. Pour la première fois nous ressentons un bon pincement au cœur. D’abord parce que c’était vraiment une chance de venir ici, une expérience de privilégiés, et il est fort probable de ne pas retrouver une telle faune dans notre vie. Et puis ensuite parce qu’on sait que l’on va poursuivre notre périple dans les terres, donc être 2 mois privés de l’océan que nous chérissons tant. Mais l’aventure continue, avec d’autres rencontres, d’autres saveurs et bien des surprises.
D’un signe de main nous saluons un dernier lion de mer, tranquille en équilibre sur sa bouée rouge, et grimpons dans l’avion en direction de Guayaquil, sud méxicain. Après vous avoir offert de jolies images, nous allons maintenant vous montrer qu’un voyage au long cours réserve aussi des moments moins agréables. Mais « le miel n’est rien sans le vinaigre… ».
Arrivée à Guayaquil. C’est moche, ça pue la ville, pollution olfactive mais aussi sonore avec les acharnés du klaxon. Les rugissements des lions étaient plus agréables. N’étant franchement pas un gars de la ville, me faire accoster tous les 3 mètres pour me proposer des tarifs de taxis d’escrocs va vite me gonfler… Dans un soucis d’économie, on se rabat sur un colectivo, un genre de bus bien pourri dans lesquels, par expérience, les trajets sont souvent épiques et les chauffeurs pas toujours très conciliants. Je vous avais passé ce détail jusqu’alors (j’ai eu quelques petites discussions avec quelques mecs depuis le début du voyage) mais là, je vais vous raconter. Vous pourrez constater qu’on vit aussi des journées bof.
Bref, bien crevés, avec nos 20 kg sur le dos en plus de nos petits sacs, nous grimpons difficilement dans le bus bondé, sans place dispo évidemment, avec une atmosphère de sueur et de chaleur étouffante. J’adore…Mais je suis capable de supporter. En revanche, quand un connard de chauffeur nous traite comme de la merde parce que nous sommes des touristes et que l’on gène dans le passage, ça finit mal. Je remets rapido le conducteur à sa place, en lui disant que n’ayant pas de place on ne peut avancer et qu’il aurait pu lever son cul pour ouvrir les soutes. Le ton monte, il s’énerve, je m’énerve, le retour à la civilisation commence bien. Et puis dans le rétro je lis sur ses lèvres la formule de politesse « hijo de puta ». Il ne m’en fallait pas plus ; je passe en mode rouge (certains connaissent) et lui fonce dessus, en lui disant de nous respecter, d’arrêter son bordel et qu’on va aller s’expliquer dehors. Je sais c’est très con mais franchement, je peux vous dire qu’à force d’être pris pour un con j’ai plus trop de patience. Bref l’ambiance dans le bus est électrique, mais le public est de notre côté. Courageux, le conducteur nous arrête devant un flic et on s’arrache. Je bouillonne et lui aurait bien mis le nez entre les oreilles…
Ça c’était pour notre arrivée à guayaquil. Mais ce n’est pas fini. On trouve dans un sale quartier un hotel pas cher. Après les Galapagos, il faut absolument refaire des économies. On s’installe, on se désape, on crève de chaud (35 degrés bien moites). Nous sommes donc à poil dans la piaule quand j’entends soudainement Déborah crier. Le haut du mur de notre chambre côté couloir, est aéré par des lames de plexiglas, et elle vient de voir une main et un zoom filmer la scène. C’est la panique, le temps de mettre en short et d’ouvrir la porte il n’y a plus personne. On a la rage. Il aurait fallu ne pas crier, mais sous l’effet de la surprise, c’était inévitable. Remontés, au part le signaler à la réception et au vigile et après enquête, le mec qui nettoie aurait vu un mec nous filmer en passant. Je le questionne et il m’indique la chambre du gars en question. On y va et je lui demande de me filer son appareil. Il n’y a qu’une photo, c’est bien étrange. Débo reconnaît l’appareil, gris avec un zoom rétractable. Mais nous n’avons pas de preuve, le mec nie mais semble bien calme pour être innocent. Que faire ? Je fais comprendre au mec que je nous ne sommes pas dupes et que je vais filer au commissariat. C’est du bluff , ça ne changera rien. Mais de retour à l’hôtel, la réception nous informe que le « voyeur » ou « voleur » qui faisait son état des lieux avait disparu ; histoire bien louche, bien glauque, loin de me réconcilier avec la ville.
Demain, on changera de quartier, ici ça craint vraiment, des matraques partout. On ne traîne pas trop le soir et la nuit ne fut pas sereine.
5 avril : On trouve un hôtel dans la rue 9 de octubre, hôtel du même nom il me semble. Maman Alain, on vous le conseille. Grand, propre et pas cher : 12,40 $, très correct. Ça nous change des hôtels miteux pleins de cafards ! Mais si on veut avoir des loisirs chérots, faut bien économiser sur quelque chose. J’avoue que nos fréquentations hôtelières n’ont rien de romantique. Nous consacrons cette journée à trouver un bus pour Lima, le lendemain, et à nous balader un peu dans le quartier. Le petit parc Bolivar, ou parc des iguanes, nous permettra de découvrir en plein cœur de la ville une espèce plus colorée. Vous y passerez peut être…
Après quasi 2 semaines extraordinaires passées aux Galapagos, il faut désormais se résoudre à partir. Pour la première fois nous ressentons un bon pincement au cœur. D’abord parce que c’était vraiment une chance de venir ici, une expérience de privilégiés, et il est fort probable de ne pas retrouver une telle faune dans notre vie. Et puis ensuite parce qu’on sait que l’on va poursuivre notre périple dans les terres, donc être 2 mois privés de l’océan que nous chérissons tant. Mais l’aventure continue, avec d’autres rencontres, d’autres saveurs et bien des surprises.
D’un signe de main nous saluons un dernier lion de mer, tranquille en équilibre sur sa bouée rouge, et grimpons dans l’avion en direction de Guayaquil, sud méxicain. Après vous avoir offert de jolies images, nous allons maintenant vous montrer qu’un voyage au long cours réserve aussi des moments moins agréables. Mais « le miel n’est rien sans le vinaigre… ».
Arrivée à Guayaquil. C’est moche, ça pue la ville, pollution olfactive mais aussi sonore avec les acharnés du klaxon. Les rugissements des lions étaient plus agréables. N’étant franchement pas un gars de la ville, me faire accoster tous les 3 mètres pour me proposer des tarifs de taxis d’escrocs va vite me gonfler… Dans un soucis d’économie, on se rabat sur un colectivo, un genre de bus bien pourri dans lesquels, par expérience, les trajets sont souvent épiques et les chauffeurs pas toujours très conciliants. Je vous avais passé ce détail jusqu’alors (j’ai eu quelques petites discussions avec quelques mecs depuis le début du voyage) mais là, je vais vous raconter. Vous pourrez constater qu’on vit aussi des journées bof.
Bref, bien crevés, avec nos 20 kg sur le dos en plus de nos petits sacs, nous grimpons difficilement dans le bus bondé, sans place dispo évidemment, avec une atmosphère de sueur et de chaleur étouffante. J’adore…Mais je suis capable de supporter. En revanche, quand un connard de chauffeur nous traite comme de la merde parce que nous sommes des touristes et que l’on gène dans le passage, ça finit mal. Je remets rapido le conducteur à sa place, en lui disant que n’ayant pas de place on ne peut avancer et qu’il aurait pu lever son cul pour ouvrir les soutes. Le ton monte, il s’énerve, je m’énerve, le retour à la civilisation commence bien. Et puis dans le rétro je lis sur ses lèvres la formule de politesse « hijo de puta ». Il ne m’en fallait pas plus ; je passe en mode rouge (certains connaissent) et lui fonce dessus, en lui disant de nous respecter, d’arrêter son bordel et qu’on va aller s’expliquer dehors. Je sais c’est très con mais franchement, je peux vous dire qu’à force d’être pris pour un con j’ai plus trop de patience. Bref l’ambiance dans le bus est électrique, mais le public est de notre côté. Courageux, le conducteur nous arrête devant un flic et on s’arrache. Je bouillonne et lui aurait bien mis le nez entre les oreilles…
Ça c’était pour notre arrivée à guayaquil. Mais ce n’est pas fini. On trouve dans un sale quartier un hotel pas cher. Après les Galapagos, il faut absolument refaire des économies. On s’installe, on se désape, on crève de chaud (35 degrés bien moites). Nous sommes donc à poil dans la piaule quand j’entends soudainement Déborah crier. Le haut du mur de notre chambre côté couloir, est aéré par des lames de plexiglas, et elle vient de voir une main et un zoom filmer la scène. C’est la panique, le temps de mettre en short et d’ouvrir la porte il n’y a plus personne. On a la rage. Il aurait fallu ne pas crier, mais sous l’effet de la surprise, c’était inévitable. Remontés, au part le signaler à la réception et au vigile et après enquête, le mec qui nettoie aurait vu un mec nous filmer en passant. Je le questionne et il m’indique la chambre du gars en question. On y va et je lui demande de me filer son appareil. Il n’y a qu’une photo, c’est bien étrange. Débo reconnaît l’appareil, gris avec un zoom rétractable. Mais nous n’avons pas de preuve, le mec nie mais semble bien calme pour être innocent. Que faire ? Je fais comprendre au mec que je nous ne sommes pas dupes et que je vais filer au commissariat. C’est du bluff , ça ne changera rien. Mais de retour à l’hôtel, la réception nous informe que le « voyeur » ou « voleur » qui faisait son état des lieux avait disparu ; histoire bien louche, bien glauque, loin de me réconcilier avec la ville.
Demain, on changera de quartier, ici ça craint vraiment, des matraques partout. On ne traîne pas trop le soir et la nuit ne fut pas sereine.
5 avril : On trouve un hôtel dans la rue 9 de octubre, hôtel du même nom il me semble. Maman Alain, on vous le conseille. Grand, propre et pas cher : 12,40 $, très correct. Ça nous change des hôtels miteux pleins de cafards ! Mais si on veut avoir des loisirs chérots, faut bien économiser sur quelque chose. J’avoue que nos fréquentations hôtelières n’ont rien de romantique. Nous consacrons cette journée à trouver un bus pour Lima, le lendemain, et à nous balader un peu dans le quartier. Le petit parc Bolivar, ou parc des iguanes, nous permettra de découvrir en plein cœur de la ville une espèce plus colorée. Vous y passerez peut être…
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