Tikal, au coeur de la jungle

Publié le par wiwisiku

Réveil 4h 15 : Ah fis de putanos ! ça pique de se lever à cette heure-ci pour aller voir des cailloux ! Je plaisante, bien sûr. Même si nos visites culturelles seront faites à dose homéopathique, cette excursion était pour nous un incontournable, et c’est avec impatience qu’on grimpe dans le bus au petit matin.

Qu’allons-nous trouver ? De la pluie, une jungle humide et chaude, hostile ? Verrons-nous des bêbêtes ?

Tikal, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, est le site Maya le plus étendu et le plus impressionnant d’Amérique Centrale. Ce « lieu des échos », vestige d’une civilisation disparue, est plongé dans la jungle qui reprend peu à peu ses droits. Cette superbe nature, dont les arbres m’évoquent le bouquin que je lis actuellement (Latitude zero, où un frâlé fait le tour du monde en suivant l’équateur…Merci à Bénoua, ce livre est top), accueille une faune que nous espérons découvrir.

Nous sommes restés 5 heures sur le site, à rôder, marcher, grimper, à profiter du spectacle, sous un temps relativement clément, humide mais pas trop étouffant. Les ruines et pyramides sont vraiment belles, et le fait de les voir émerger de la terre, avec ses lianes et ses arbres, ajoute encore au charme et au mystère de ce site. Cette beauté saisissante est doublée par les sons qui nous entourent et nous transpercent. Un vrai vacarme parfois lorsqu’il s’agit des singes hurleurs ! Le premier coup, j’ai cru qu’il s’agissait d’un jaguar : quelques uns rôdent dans les parages…

Une autre chose nous a frappés : les pentes des temples sont vertigineuses. Si de tels monuments existaient en France, il serait interdit d’y grimper, tandis qu’ici de rudimentaires escaliers, s’apparentant davantage à une échelle, autorise qui s’en sent capable de grimper pour profiter de la vue ou méditer un peu. Sujets aux vertiges, s’abstenir ! Nous n’avons pas regretté de nous lever tôt, ce qui nous a permis d’être seuls sur de bonnes portions du domaine. Le fait d’éviter la pleine saison est vraiment appréciable, en comparaison avec les sites grecs ou égyptiens que nous avons visités dans des voyages passés, où le monde « détériorait » un peu le paysage…

Au fil de notre longue balade, nous aurons vu pas mal de volatiles dont je tairai le nom par ignorance, diverses espèces de singes, un coati et d’autres petites bestioles. Je n’ai pas manqué de penser à toi, maman, lorsque mon œil averti a remarqué au loin la présence d’un beau toucan se la pétant sur sa branche… Dans ces moments, je pense aussi aux superbes objectifs des marcheurs autour de nous, qui, eux, doivent pouvoir prendre de sublimes clichés. Mon appareil, superbe pour les conditions aquatiques, s’avère ici limité. Nous n’aurons pas pu approcher assez ces animaux pour faire de belles photos. On se rattrapera plus tard, car on compte bien d’ici peu faire de nouvelles rencontres animales, en s’approchant de l’équateur…

Pour l’heure, le Guatemala nous enchante. Demain, on passera 12 h dans les bus (journée bien lourde en perspective !) pour rejoindre Antigua, au sud, ville autour de laquelle d’autres splendeurs nous attendent. Bises à tous, Will y Debo.

Ps : Merci Ludo pour tes précieux conseils en matière de suppo (du vécu surement… ) j’ai donc testé le coca pour les p’tits problèmes de turista. Sinon, en cas de constipation, je te recommande le coca light doublé de mentos… très efficace mais prévoir du recul !



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Publié dans GUATEMALA

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W
ça fait du bien de voir ces vieux cailloux, ça change les idées (c'est un mec qui sort de 2 semaines de vacances au Canada qui dit ça :D )<br /> Sinon, bien vu le "replaçage de slob" avant le concours de jump ...
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E
AAAHHH... Le cri du singe hurleur ! Nous aussi, on s'était fait avoir, on avait pris ça pour un jaguar : on riait jaune ! J'adore ton imitation : tu as vraiment en toi quelque chose de pas tout à fait humain...<br /> Je suggère de garder dans la culture familiale une phrase d'anthologie purement géniale : "dont je tairai le nom par ignorance". Adopté pour la vie, hermano !<br /> Dernière précision : quand tu as vu le toucan et que tu as pensé à maman, était-ce parce que c'était un toucan ou parce qu'il "se la PETAIT sur la branche" ? Désolée, maman, Willy est loin, peut-être perdu à jamais, il a besoin de rire, j'ai pas pu m'empêcher.<br /> Besos de la soeurette
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F
Un grand bravo pour la qualité rédactionnelle de vos articles. Celui-ci reste pour le moment mon préféré!! Les mots, l'humour, les sons, les ultrasons, les extra sons (Fouac !) sont des illustrations qui nous plongent non pas comme des grosses merdes (jump) mais dans les célèbres décors de nos rêves!!
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M
magnifique le cri du singe hurleur Willy il faudra me le refaire.j ai aimé .ma Débo le phoque qui rampe j ai aimé aussi j en ferai pas autant .....tu le sais.....bises
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J
Ca ne m'étonne pas de toi ce cri du singe. Yes papa!!! attention à ne pas l'adopter...
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