Bon anniversaire Yoyo !
21 février, Débo :
Nous partons de Flores à 9h30 pour aller vers Antigua… et c’est parti pour douze heures de transport ! Le bus est confortable (espace et air climatisé, le luxe !) et les routes sont moins chaotiques qu’au Mexique malgré quelques dépassements un peu cavaliers de notre chauffeur (parfois il vaut mieux ne pas trop voir la route…).
Une pensée toute spéciale me suit tout au long du trajet : ce soir en France, c’est l’anniversaire surprise de mon p’tit frère, 25 ans ! Je n’y suis pas physiquement mais par la pensée… je jette un p’tit coup d’œil à ma montre régulièrement et j’imagine le déroulement de la soirée : sa réaction lorsqu’il découvrira tous ce petit monde venu rien que pour lui (je sais à quel point c’est touchant), le traditionnel mais néanmoins incontournable tour de chant de papa et sa sélection de musiques d’ambiance ;) ainsi que le soulagement de maman d’avoir réussi son coup ! (encore une fois ) Kévin, je compte sur toi pour me raconter tout en détails. ;) J’ai hâte de voir les vidéos et les photos et j’espère que vous avez tous passé une excellente soirée, surtout toi Yoyo !
Après 8h de bus, pendant lesquelles on n’a pas arrêté de « rien faire », notre soit disant schuttle (mini-bus) prévu à 18h30 à Guatemala city, n’est pas là… ou plutôt n’existe pas… (vis ma vie de 1ère arnaque !) Nous voilà donc obligés de payer un taxi pour arriver à destination ! Ce dernier est super sympa et nous donne notre premier cours de conversation, du coup on déculpabilise un peu d’avoir dû payer un trajet supplémentaire !
21h30, nous voilà enfin arrivés à Antigua. Cette petite ville ne nous inspire pas trop confiance au premier abord, les rues ne sont pas éclairées et toutes les portes et fenêtres sont barricadées, ornées de jolis barreaux de fer… Impossible de rentrer à l’hôtel sans sonner, et à minuit, c’est le couvre-feu à la sortie des bars discotèques. Trop de délinquance, tout le monde rentre rapidement. De quoi vous mettre à l’aise de suite ;) La plupart des gens nous confirment bien qu’ici il faut faire attention, le mot d’ordre : sécurité ! Ce qui explique alors les personnes armées que l’on croise à chaque coin de rue ou bien dans les magasins… Cela nous surprend d’autant plus car La population est l’une des plus gentilles et accueillantes que nous ayons rencontrées depuis le début de notre voyage ! La chaleur est dans les cœurs mais pas dans l’air à Antigua… En effet à 1500 mètres d’altitude, nous devons ressortir les vestes, et trois couvertures dans le lit ; par chance, pour la première fois, le baño collectif est équipé d’eau chaude (tiède), signe encore d’un tourisme abondant dans cette petite ville, qui, au matin, s’avère vraiment jolie, toute colorée, à l’instar des bus qui la traversent. Ses rues pavées et ses églises colorées sont charmantes. Les touristes affluent dans tous les sens et nous croisons bon nombre de Français, ce qui ne nous était pas arrivé depuis un moment…
22 février, Will :
Nous décidons de nous rendre au Volcan Pacaya, situé à une heure au sud d’Antigua. Nous ferons la rando avec un canadien et un suisse, avec qui on se marre bien ce qui compense une petite déception commune : les conditions atmosphériques nous empêcheront de franchir les 300 derniers mètres qui nous séparent du cratère. Nous n’aurons pas le bonheur de vous livrer des photos de nous, faisant cuire des chamalows sur la lave, comme nous l’avons vu dans l’agence où nous avons réservé notre tour. Pas de photo frisson ce coup-ci.
Après une journée de bus, l’ascension a permis au labrador que je suis de se dégourdir un peu les patounes. Rapidement le cône parfait du volcan s’offre à nous, dégageant une fumée qui part bien à l’horizontale, signe de vent important. Des 36 volcans du Guatemala, 3 seulement sont actifs, dont Pacaya. Nous approchons encore et progressivement un vent puissant s’engouffre sur notre voie. Des bourrasques énormes, irrégulières, manquant de nous flanquer par terre. En cas de chute, on se retrouverait déchiquetés par les morceaux de lave solidifiés dont les aspérités tranchent comme des rasoirs…
Le guide décide alors de stopper ici, nous sommes à 2600 m et ne pourrons pas avancer plus haut. Mais la décision est raisonnable, le danger est vraiment palpable. A une centaine de mètres de nous, en amont, une petite coulée de lave, bien rouge, nous donne envie d’aller plus près. Mais les blocs de roche incandescente qui se détachent et roulent en contrebas nous refroidissent (si j’ose dire !). En prenant garde au proverbe « pierre qui roule ramasse ta croûte », nous faisons demi-tour et amorçons la descente.
Débo et moi, ainsi que nos acolytes francophones, sommes évidemment un peu frustrés de ne pas avoir pu approcher un peu plus la petite coulée, mais nous aurons au moins senti la chaleur impressionnante se dégager du sol, observé à la tombée du jour le spectacle d’un volcan en activité. Nous n’étions pas aux premières places voilà tout.
Au cours de la descente nocturne, lampe frontale sur le front, nous, fidèles membres de la FFBC (Fédération Française de Barbecue présidée par juju 37), songeons aux 45 merguez et andouillettes de chez Carré que nous avions emmenées histoire de faire un p’tit encas sur la lave…
Nous partons de Flores à 9h30 pour aller vers Antigua… et c’est parti pour douze heures de transport ! Le bus est confortable (espace et air climatisé, le luxe !) et les routes sont moins chaotiques qu’au Mexique malgré quelques dépassements un peu cavaliers de notre chauffeur (parfois il vaut mieux ne pas trop voir la route…).
Une pensée toute spéciale me suit tout au long du trajet : ce soir en France, c’est l’anniversaire surprise de mon p’tit frère, 25 ans ! Je n’y suis pas physiquement mais par la pensée… je jette un p’tit coup d’œil à ma montre régulièrement et j’imagine le déroulement de la soirée : sa réaction lorsqu’il découvrira tous ce petit monde venu rien que pour lui (je sais à quel point c’est touchant), le traditionnel mais néanmoins incontournable tour de chant de papa et sa sélection de musiques d’ambiance ;) ainsi que le soulagement de maman d’avoir réussi son coup ! (encore une fois ) Kévin, je compte sur toi pour me raconter tout en détails. ;) J’ai hâte de voir les vidéos et les photos et j’espère que vous avez tous passé une excellente soirée, surtout toi Yoyo !
Après 8h de bus, pendant lesquelles on n’a pas arrêté de « rien faire », notre soit disant schuttle (mini-bus) prévu à 18h30 à Guatemala city, n’est pas là… ou plutôt n’existe pas… (vis ma vie de 1ère arnaque !) Nous voilà donc obligés de payer un taxi pour arriver à destination ! Ce dernier est super sympa et nous donne notre premier cours de conversation, du coup on déculpabilise un peu d’avoir dû payer un trajet supplémentaire !
21h30, nous voilà enfin arrivés à Antigua. Cette petite ville ne nous inspire pas trop confiance au premier abord, les rues ne sont pas éclairées et toutes les portes et fenêtres sont barricadées, ornées de jolis barreaux de fer… Impossible de rentrer à l’hôtel sans sonner, et à minuit, c’est le couvre-feu à la sortie des bars discotèques. Trop de délinquance, tout le monde rentre rapidement. De quoi vous mettre à l’aise de suite ;) La plupart des gens nous confirment bien qu’ici il faut faire attention, le mot d’ordre : sécurité ! Ce qui explique alors les personnes armées que l’on croise à chaque coin de rue ou bien dans les magasins… Cela nous surprend d’autant plus car La population est l’une des plus gentilles et accueillantes que nous ayons rencontrées depuis le début de notre voyage ! La chaleur est dans les cœurs mais pas dans l’air à Antigua… En effet à 1500 mètres d’altitude, nous devons ressortir les vestes, et trois couvertures dans le lit ; par chance, pour la première fois, le baño collectif est équipé d’eau chaude (tiède), signe encore d’un tourisme abondant dans cette petite ville, qui, au matin, s’avère vraiment jolie, toute colorée, à l’instar des bus qui la traversent. Ses rues pavées et ses églises colorées sont charmantes. Les touristes affluent dans tous les sens et nous croisons bon nombre de Français, ce qui ne nous était pas arrivé depuis un moment…
22 février, Will :
Nous décidons de nous rendre au Volcan Pacaya, situé à une heure au sud d’Antigua. Nous ferons la rando avec un canadien et un suisse, avec qui on se marre bien ce qui compense une petite déception commune : les conditions atmosphériques nous empêcheront de franchir les 300 derniers mètres qui nous séparent du cratère. Nous n’aurons pas le bonheur de vous livrer des photos de nous, faisant cuire des chamalows sur la lave, comme nous l’avons vu dans l’agence où nous avons réservé notre tour. Pas de photo frisson ce coup-ci.
Après une journée de bus, l’ascension a permis au labrador que je suis de se dégourdir un peu les patounes. Rapidement le cône parfait du volcan s’offre à nous, dégageant une fumée qui part bien à l’horizontale, signe de vent important. Des 36 volcans du Guatemala, 3 seulement sont actifs, dont Pacaya. Nous approchons encore et progressivement un vent puissant s’engouffre sur notre voie. Des bourrasques énormes, irrégulières, manquant de nous flanquer par terre. En cas de chute, on se retrouverait déchiquetés par les morceaux de lave solidifiés dont les aspérités tranchent comme des rasoirs…
Le guide décide alors de stopper ici, nous sommes à 2600 m et ne pourrons pas avancer plus haut. Mais la décision est raisonnable, le danger est vraiment palpable. A une centaine de mètres de nous, en amont, une petite coulée de lave, bien rouge, nous donne envie d’aller plus près. Mais les blocs de roche incandescente qui se détachent et roulent en contrebas nous refroidissent (si j’ose dire !). En prenant garde au proverbe « pierre qui roule ramasse ta croûte », nous faisons demi-tour et amorçons la descente.
Débo et moi, ainsi que nos acolytes francophones, sommes évidemment un peu frustrés de ne pas avoir pu approcher un peu plus la petite coulée, mais nous aurons au moins senti la chaleur impressionnante se dégager du sol, observé à la tombée du jour le spectacle d’un volcan en activité. Nous n’étions pas aux premières places voilà tout.
Au cours de la descente nocturne, lampe frontale sur le front, nous, fidèles membres de la FFBC (Fédération Française de Barbecue présidée par juju 37), songeons aux 45 merguez et andouillettes de chez Carré que nous avions emmenées histoire de faire un p’tit encas sur la lave…
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