Pensée pour Fabienne Machu (Picchu)...

Publié le par wiwisiku

11 avril :

Réveil 5h50 du matin. Et oui encore une fois on doit se lever tôt pour nous rendre à Aguas Calientes, un petit village à partir duquel se fait l’excursion au Machu Picchu.
Nous avons abandonné l’idée de prendre un tour auprès des agences, qui nous voient une fois de plus comme des vaches à lait. On s’est bien informés, sur le net et avec d’autres voyageurs, et on va gérer ça tout seuls, ce qui sera franchement plus économique. Mais bien galère !!!

En effet, il n’y a qu’une ligne de train pour aller à Aguas, et les tarifs sont vraiment excessifs. Du coup, on se retape une mission bus puis micro (minibus) pour arriver vers 16 h à Santa Teresa. Encore une fois, les virages auront raison de l’estomac de Débo qui, nostalgique de la Bretagne, déposera une fois de plus une bonne vieille galette… Pour atteindre Aguas, nous n’avons plus le choix : se taper une marche de 2 h 30 en suivant la voie ferrée.
Nous sympathisons ici avec Ju et Stéph, un couple de français ainsi qu’André et Claude, des Québécoués bien cool eux aussi. On discute bien, partageons nos expériences et bons plans. Le trajet passe ainsi plus vite mais nous arrivons à la nuit, bien crevés. Pas cher mais ça coûte en énergie…

Nous trouvons un hospedaje pas cher et filons acheter nos billets pour le Machu Picchu. Je tente le coup, présente nos vraies fausses cartes d’étudiants (merci Steven), et explique au mec que je n’ai pas eu le temps à Cuzco de faire faire la carte internationale. Ça passe comme une lettre à la poste ! Un p’tit coup de choune qui permet d’oublier cette journée de trajet. On mange ensuite entre francophones, et nous donnons rdv le lendemain à 4h30 du mat pour aller en rando aux portes du Machu.

12 avril
:

3h50. Sa race ! Il faut déjà se lever, dur dur, d’autant qu’il pleut « à boire debout » comme disent nos amis Québéquois. Mais nous n’avons pas le choix, il faut vite tracer pour arriver à l’ouverture, 6 h du matin. En effet, outre le site du machu Picchu en lui-même, ce qui nous tente c’est de gravir le Wayna Picchu, qui surplombe le site et offre un panorama digne des cartes postales. Mais les places sont comptées. Pour préserver ce mont très pentu, seules 400 personnes auront droit d’accès. Nous nous lançons donc dans la nuit, sous la flotte, dans cette acsencion que nous abrégeons en coupant les lacets à la perpendiculaire, via des escaliers bien raides. Cet effort au petit matin aura raison, encore une fois, de l’estomac de débo…Je n’en dis pas plus. Bien essouflés par ce casse-pattes et l’altitude, nous atteignons notre objectif juste avant l’ouverture, mais déjà plein de gens attendent, ayant pour la plupart opté pour le bus. Ça va être chaud pour le Wayna picchu.

La pluie cesse, nous quittons nos ponchos et filons vers le Wayna, et trouvons une file d’attente bien conséquente. Au bout de 30 minutes d’attente, nous obtenons les tickets 394 et 395 ! OUF ! Le site est extraordinaire, les pierres, les ruines, les lamas se fondent à merveille dans ces terrasses herbeuses qui semblent danser sous les mouvements de la brume qui remonte de la vallée. Cette atmosphère particulière ne fait que rajouter au charme mystique de ces vestiges incas.

Bien qu’assez incultes en la manière, Débo et moi découvrons pas à pas les temples du condor, du soleil, la pierre de sacrifice, le cadran solaire, etc. le petit guide acheté la veille nous permet de mieux appréhender tout cela, et nous sommes vraiment contents d’être venus jusqu’ici.
L’ascension du wayna Picchu fut bien crevante, que des marches abruptes et bien glissantes du fait de la pluie. Mais l’arrivée au sommet est un régal. Quel panorama ! C’est splendide, et nos photos ne rendront jamais la beauté du paysage. Des montagnes vertes aux flancs comme tranchés secs dans le bloc, la vallée et son rio, les ruines en contrebas, et par chance, un magnifique arc-en-ciel sous nos yeux. Il faut bien que la pluie ait de maigres avantages…

Après nous être ressourcés contre la pierre énergétique (et on en a besoin), nous amorçons la descente, le casse-pattes pour retrouver Aguas Calientes, le village de départ. On est morts, on a faim. Douche, pizza énorme et sieste de 3 heures !!!
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Publié dans PEROU

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E
Willy, tu deviens poète ! Quelle belle description du site, ça donne envie d'y aller ! Je ne sais pas comment tu regardes le décor, mais à Savigny, les champs ne dansent jamais dans la brume pour moi... Ca vient peut-être de mes yeux qui refusent de voir la beauté qui m'entoure...<br /> A part ça, j'ai une théorie pour Débo : elle souffre du "syndrome du Petit Poucet", elle a juste remplacé les cailloux par des pizzas, vu que ça l'allège au lieu de l'alourdir. Mais elle a peut-être inconsciemment peur de ne jamais retrouver son chemin (tu devrais la rassurer sur son sens de l'orientation). Enfin, ça vaut ce que ça vaut.<br /> Besos de la soeurette
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