Décollage pour Rurrenabaque

Publié le par wiwisiku

20 avril :

Lever 6H30, départ pour l’aéroport. Nous avons opté pour ce moyen de transport plus confortable et normalement plus rapide…que le bus. Je me chargerai aujourd’hui de reprendre le flambeau en ce qui concerne la « Bacri attitude »...

En bons voyageurs que nous sommes, nous arrivons une heure à l’avance à l’aéroport (7H40) en mode tortues ninja, notre maison sur le dos, il ne nous manque que le bandeau. Et là, à voir la tête de hôtesse on devine qu’une galère est imminente. Elle nous informe ou plutôt nous dit (car informer n’est pas trop le fort de cette compagnie) que le vol est pour le moment retardé, voir annulé à cause de la pluie à Rurrenabaque qui rend la piste d’atterrissage trop dangereuse. Elle nous demande de revenir une heure plus tard… L’heure écoulée, nous revoilà donc devant le bureau d’embarquement de l’agence Amazonas, les yeux cernés par notre petite nuit mais encore remplis d’espoir au sujet de notre vol… et maintenant on nous apprend qu’il ne pourront prendre de décision qu’à 14h.
Deux solutions : repartir vers la Paz et téléphoner en début d’après midi (moyennant quelques dépenses en plus) ou rester à attendre dans ce minuscule aéroport de la capitale soit dit en passant. On choisi de prendre notre mal en patience et de se pauser dans un café-internet. Là, je dis merci internet et merci eeepc, nous avons pu mettre notre blog à jour mais surtout j’ai pu parler avec l’un de mes frères et voir la jolie frimousse de ma nièce ! Mon petit rayon de soleil de la journée.

Un jus de fruit, un burger king et des heures interminables d’attente plus tard, on nous informe qu’un avion va partir mais qu’il ne dispose que de 17 places ! Et nous sommes déjà une douzaine à faire la queue. La priorité est donnée aux passagers du premier vol de la journée qui heureusement pour nous, sont peu nombreux à avoir attendu dans l’aéroport. Les employés de la compagnie sont débordés par l’évènement, ils ne savent pas comment gérer cette situation, sont incapables de prendre une décision et les infos qu’ils veulent bien nous donner varient toutes les 5 min. Les esprits s’échauffent, et mon Willy aussi… Quant à moi ma patience à atteint son seuil critique… et lorsqu’un groupe d’une dizaine de personnes arrivent et que l’hôtesse veut les faire passer devant nous, là, moi et une autre compagne de galère nous opposons fermement, cela fait juste plus de 7h que nous attendons !

On finit par enfin avoir notre ticket d’embarquement pour ce fameux vol qui est supposé décoller dans la demi-heure qui suit. On vient nous chercher dans la salle d’embarquement, ça y est, on va partir… Tous le monde est fatigué et stressé par l’attente, certains ayant déjà fait des réservations à Rurrenabaque. L’avion est juste devant nous, notre âme de touriste reprend le déçu et nous dégainons tous nos appareils photo pour fixer ce moment tant attendu. Une fois à l’intérieur, j’ai l’impression d’être dans l’avion de Barbie, un tout petit plus de place mais le charriot à boissons en moins ! En tendant le bras on pourrait presque toucher les pilotes… Au bout de quelques minutes, un des passagers qui avait commencé une petite inspection intérieure de l’avion sous l’œil inquiet de sa copine, se retourne et nous montre du doigt un mécanicien qui était en train de travailler sur l’une des hélices de l’avion. Nous réalisons tous à ce moment là qu’on est encore bien loin de Rurre…
En effet, dix minutes plus tard, on nous demande de sortir… problèmes techniques cette fois-ci mais pas plus d’info ! Le Bacri qui sommeillait en Will jusque là, a fini par se réveiller et pas du bon pied. Tous les autres passagers sont derrière lui (et ce dans tous les sens du terme) lorsqu’il exige de parler à un responsable sous peine de pétage de câble et certains on surement quelques petites images en tête… Cela fait 8h que l’on attend, l’avion était sur le tarmac depuis ce matin et ce n’est que maintenant qu’ils s’aperçoivent qu’il y a un problème technique !

On nous laisse encore une fois, seuls dans l’attente et l’ignorance sans même nous offrir une boisson. Mon Will ira même, à la surprise générale jusqu’à remplacer l’hôtesse inexistante, en faisant un appel micro demandant à la compagnie un peu d’infos et de respect pour ses passagers. Une reconversion possible… mais les jambes un peu trop poilues à mon avis…

Une heure plus tard, on nous dit que l’avion est prêt… J’avoue ne pas être très rassurée de reprendre le même avion, celui dont l’hélice semblait bloquée comme nous d’ailleurs ! On décolle enfin, mais pour la majeure partie des passagers on ne sera rassurés qu’une fois arrivés à Rurre…

Le vol fut impressionnant… par les mouvements de l’avion mais surtout par les paysages que nous avons survolés, des monts enneigés des Andes aux cimes vertes des arbres de la forêt amazonienne. L’atterrissage ne fut pas moins inoubliable, à travers la vitre du cockpit nous apercevons la piste ou plutôt le champ qui sert de piste d’atterrissage … grand moment !

Arrivée à Rurre, on ne gâche pas une minute, on a assez perdu de temps comme ça aujourd’hui. Et dans la foulée, on change notre billet retour aux frais de la compagnie bien sur, on trouve une chambre pas chère et pas loin du centre (50 bo, Bella vista) et enfin on réserve un tour dans la pampa avec l’agence Flecha tour qui nous semble professionnelle et passionnée. On finit par un petit restau qui me rendra au passage malade toute la nuit et oui encore un vomi ! hihihi maman ne t’inquiète pas quand je suis contente je vômi…

21 avril :

Journée de repos. On en profite pour rattraper un peu de sommeil en retard… Will se motivera pour aller courir, moi je suis admirative vu la chaleur qu’il fait, le simple fait de me lever du lit me fait transpirer… un bon entrainement pour Mayotte ! Je resterai donc tranquilou dans la chambre à faire des trucs de filles !!! Ici il fait chaud je n’ai donc plus besoin de mes poils hihihi après 1 mois de jachère y a du taf ! Pas facile d’être féminine en voyage… Plus sérieusement, je commence à en avoir marre de mes frisouilles comme dirait mon kiki (will), de porter des pantalons larges et des grosses godasses ! Ma panoplie de vraie fille me manque…

Aujourd’hui, nous avons pris une grande décision : fini la mal bouffe. On préfèrera désormais les almuerzos moins chers et plus équilibrés aux Burger King and co… Nous avons une pensée toute particulière pour Alain, Jocelyne et Elsa lorsque nous rentrons dans le Mostiquo Bar… L’ambiance y est agréable, les prix mini c’est décidé, on reviendra y manger…
Publicité

Publié dans BOLIVIE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Je bave, je bave ! C'est une véritable inondation. Je revis plein d'émotions en vous lisant. D'abord, quand j'ai lu "piste d'atterrissage" pour Rurrenabaque, j'ai eu envie de rire, vu qu'effectivement, c'est un champ, et qu'en arrivant dans un atterrissage folklorique, j'avais l'impression d'entendre dans le fond de mon cerveau les musiques des films d'aventures que j'avais vus, genre "gorilles dans la brume". J'ai aussi un souvenir mémorable de l'avion, où des fauteuils atroces te ramenaient le buste en avant, ce qui appuyait sur les abdos et comprimait l'estomac, et là, maman me commentait les somptueux paysages qui défilaient sous l'avion, et que je ne pouvais pas regarder, trop concentrée que j'étais à GARDER MON VOMI A L'INTERIEUR ! (n'est-ce pas, Débo ?). Et puis, dès l'arrivée, une pluie torrentielle, genre pub tahiti douche, la même que celle qui a dû bloquer votre avion. Bisous à vous, veinards !
Répondre