Rafting sur le Rio Pacuare

Publié le par wiwisiku

9 mars :

 Aujourd’hui, c’est la journée de la femme : « Laisse la vaisselle chérie ! Tu la feras demain… ».
C’est aussi l’anniversaire de mon Boboss auquel on envoie de gros bécots. Ici 35 degrés. Et toi à Montpel … ?
Ce matin, on doit quitter Tamarindo pour aller à Turrialba, au nord est de San José. Nous y avons réservé une journée de rafting pour le 10 mars, dernier jour que nous passerons tous ensemble avant le départ des potes. Ces derniers ont loué une voiture pour les 2 derniers jours, ce qui, nous le pensions, allait nous faire gagner du temps de route. Mais le trajet fut une fois encore bien longué : toute la journée pour seulement 335 bornes. Ça roule pas, et les Panaméricaine est blindée de bahuts pourrav qui roulent comme des tarés. La route fut donc assez lassante. Heureusement agrémentée de quelques péripéties.

Tout d’abord, nous croisons des chevaux qui se sont échappés, des iguanes, vivants ou sous forme faxée, écrasé sur la route… Rencontre moins sympathique : un flic véreux muni de son radar. Une pseudo école sur la route. Faut rouler à 25 km/h. Or nous étions à 70. Ça sent le PG (Plan Galère), et ce flic avec ses bagouzes en or nous a bien l’air d’un ripoux. Il faudra verser 30 dollars pour éviter de devoir lui laisser le permis de Tonio. On aurait peut être du prendre le bus…

Après plus de 7 heures de route, on arrive à Turrilaba et, en contournant l’hôtel pour trouver un parking, on retombe sur un flic. Nous n’avons pas vu que la route était en sens interdit…Re-prune (tiens, au fait, ça se dit multa en espagnol. On aura au moins appris un mot…). Mais ce coup-ci c’est une vraie prune, pas trop chère (10 dollars) et on a un reçu (pour un donné).

Bref, la journée aura été bof, et les pâtes même pas bonnes ce soir... Il fait 17 degrés ce soir, il flotte un peu, mais le moral des troupes reste bon : demain, à nous l’aventure !!!

PS : ce matin, Antoine, lors de son footing, s’est engagé dans des petits marécages, au niveau de l’estuaire d’un petit fleuve juste à côté du spot de surf. Il galère, la végétation se faisant de plus en plus dense. Contraint de faire demi-tour, il tombe face à un p’tit panneau sympa : « attention, crocodiles… ». Oups.

10 mars :

Journée Rafting sur le Rio Pacuare En discutant avec d’autres voyageurs, nous avons opté pour le Rio Pacuare, à 2 h au Nord Est de San José. En venant jusque là, nous faisons une croix sur le Parc Manuel Antonio, dans lequel nous aurions sûrement vu pas mal de choses intéressantes, mais l’envie de partager ça avec les potes est la plus forte. Et puis nous aurons le temps et pas mal d’occasions de voir des bébêtes dans les prochains mois…
Le rio Pacuare, en ce moment, offre un très bon niveau d’eau pour la saison. Il a pas mal plu et nous avons donc du bol : les conditions sont optimales pour cette descente de 28 km, à travers une nature dense, verte et magnifique. Pour clôturer notre séjour au Costa Rica avec les potes, nous avons vraiment passé une journée extraordinaire. Les extraits video et les quelques photos en inciteront peut être à tenter l’expérience, mais je vais en outre tenter de vous faire vivre par la lecture quelques morceaux choisis de la journée.

Réveil 8 h. Tout le monde est en forme, bien excités. Un bref coup d’œil vers le ciel : pluie or not pluie ? Vamos a ver. C’est que l’eau du fleuve ne doit pas être chaude, alors un rayon de soleil serait le bienvenu. Après une demi-heure de mini-bus pour nous rendre au point de départ du rafting, nous découvrons nos embarcations, et « Huevo peinado », notre guide, qui, à notre demande, ne parlera qu’espagnol. Le briefing se passe bien et, déguisés en playmobiles rouges et jaunes (on trouve d’ailleurs que Manouche porte très bien le casque…), nous voici en train de réviser les gestes à effectuer, sur les ordres de notre guide. Ça commence à sentir bon, le soleil se pointe, et nous sommes tous ensemble sur le raft, parés pour l’expédition. Sur les galets on est au top de notre niveau technique. Reste à voir ce que cela donnera dans quelques centaines de mètres, avec des rapides classés 3 et 4 (sur 5)…

Nous voilà en route. Ça démarre cool, on rame tranquille, en se laissant porter par le fleuve. On admire le panorama, les papillons bleus, les arbres immenses, les oiseaux à queue jaunes ou orange (et à grande gueule !), les cabanes des indigènes de la réserve. Tout est beau. Nous sommes bien, le sourire aux lèvres. Le top. Les premiers rapides arrivent, que va-t-il se passer ? Il faut ramer plus fort, réclame huevo peinado. Et vas-y qu’on s’embarque dans des espèces de montagnes russes, on se marre, on découvre ce fleuve est les plaisirs du raft. On confirme aussi que l’eau est frisquette… Nous nous sortons bien de ces premiers rapides. Nos positions sont bonnes, les pieds calés derrières les boudins (gonflables, pas des Américaines accro aux Mc DO).
 Antoine, serein, s’exclame : « Avec mon pied calé sous la sangle, à aucun moment j’me suis senti capable de tomber ! ». « Faut vraiment être une quiche pour se vautrer, comment il s’est démerdé Juju 37 ? ».

Nous en reparlerons mon p’tit Tonio… Bref, nous nous éclatons comme des gamins, c’est génial. Après une pause pour cavaler vers une cascade (où je me suis lamentablement planté et ruiné un doigt) et 2 h 30 de descente, on s’arrête pour un repas au bord de l’eau. Nos guides nous on concocté un bon buffet. Nous engloutissons aussi des fruits finement coupés et Manouche fait sa petite pause contre un poteau. Quelle tristesse : pas de binouze ce midi. Repus, nous repartons pour 2 heures de raft, où on se lâche carrément. Notre guide prend confiance, nous cerne davantage et s’autorise quelques manoeuvres dans les rapides. Nous on s’éclate encore plus, on en redemande davantage. Du coup, dans un rapide de niveau 4 (quasi 5), on se mange une vague énorme, le raft a failli se renverser, et devinez qui est parti à l’eau ? Mon Tonio, qui, en bon boulet, a entraîné dans sa chute ma p’tite Débo ! Gros fou-rire collectif. Et gros chambrage… « à aucun moment j’ai senti que j’pouvais tomber » qu’il disait…

Plus tard, seul Débo et le guide resteront sur le bateau, un rapide aura eu raison des 4 branlicots que nous sommes, Manouche, Nico Tonio et moi ! Je revois encore Tonio affalé sur manouche, qui boit la tasse, un pied coincé sur le raft. Quant à moi, j’ai aussi un pied coincé, tout le corps à l’horizontale à l’extérieur du raft, et je suis pris d’un fou-rire avec Nico en voyant les deux autres galérianos. C’était vraiment un grand moment. Inoubliable. Hélas dans ces rapides là je ne pouvais pas me permettre d’allumer mon appareil pour filmer la scène.
Plus tard, proche de l’arrivée, on fait les cons, on saute partout quand l’eau est plus calme. Et, pour finir, notre guide nous demande à moment de tous basculer à tribord, ce qui a pour effet de retourner le raft. C’est bon d’avoir un guide aussi tarés que nous…
Nous arrivons à Siquirres, et après quelques km de minibus, nous descendons et abandonnons nos potos. Ciao les amis ! C’était top d’avoir partagé ensemble cet épisode au Costa Rica. Pendant que leur véhicule s’éloigne, le nôtre se rapproche du Panama. Pour nous l’aventure continue, et nous prenons conscience à cet instant de la chance que nous avons.

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Publié dans COSTA RICA

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F
vache ça fait bien envie tout ça!!!! ;)
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A
je vois que la crise en France, il y en a que sa n'intéresse pas beaucoup ! remarque je pense que tu as raison. profites en bien et reviens nous avec la tête pleine de souvenirs ;) ah bah non c'est vrai, j'ai ouïs dire que tu ne revenais même pas ... alors comme dirai mon ami de thalassa : bon vent ! ( peut être qu'un jour on te verra dedans qui sais ! ) allez je vais te laisser sur ces bonnes paroles, profites en bien et que la vie soit avec toi ! <br /> P.S : chez nous aussi on fait des trucs intéressant :p ( comme réviser le bac, on dirai pas comme sa mais c'est super marant ( rire )) allez tchu mon p'tit Willy !!!
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P
Ah oui, au fait, j'oubliais un détail: il s'agissait de requins taureaux GEANTS. 4 mètres au lieu de 3 d'habitude en moyenne.
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W
<br /> Oui oui j ai vu ça, mais pas en vrai, hélas, euh....quoique.....<br /> <br /> <br />
P
Ah oui, au fait, j'oubliais un détail: il s'agissait de requins taureaux GEANTS. 4 mètres au lieu de 3 d'habitude en moyenne.
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P
Salut, <br /> Vous avez eu l'article que je vous ai envoyé sur les requins taureaux vus au Costa Rica dernièrement ? <br /> Sinon , dommage que vous ayez quitté le Mexique si tôt, on y a aperçu un sarkosaure il y a une dizaine de jours. Bons Galapagos ! Pascal
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