20 et 21 mars, l'ascension du Cotopaxi

Publié le par wiwisiku

21 mars : Débo :

 On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… Lever 6h00 encore une fois et c’est parti pour le Cotopaxi qui culmine à 5897 mètres ! Nous n’avons pas très bien dormi tous les 2 (excitation pour l’ascension du volcan et Mayotte toujours dans un coin de notre tête) c’est donc aussi frais que certains des poissons du marché de la veille que nous débutons notre journée !

La route fut longue et chaotique jusqu’au parc national du Cotopaxi et une fois de plus le temps est couvert et menaçant. Et c’est parti ! Nos sacs sur le dos, rempli de matériel spécialisé : crampons, piquets, gants, polaire, chaussures de marche… Cette fois-ci, la mule c’est moi ! Nous commençons donc l’ascension jusqu’au refuge qui se trouvent à 4800 mètres, un p’tit Mont Blanc et pas au chocolat malheureusement...

Will comme la veille m’impressionne et monte rapidement et sans peiner, moi comme on dit j’y vais lentement mais surement ;) La fin de cette première ascension fut sous la pluie, c’est donc trempés que nous sommes arrivés au refuge. Là, déception, le refuge ne ressemble en rien a celui des Bronzés, il est grand et froid ou plutôt glacial ! Les guides nous concoctent un petit goûter et nous annoncent que d’une part les exercices de sécurité ne se feront pas à 5000 mètres comme prévu mais à l’étage et d’une autre part que l’ascension risque d’être annulée si le temps ne s’améliore pas ! On a bien les boules. Toutefois, le briefing fut super intéressant. La mise en place des crampons, comment progresser sur le glacier, les techniques de piolet, de cordes, en cas de chute dans une crevasses…Tout cela est très excitant.

Ensuite, on se couche dans nos duvets glacés, à 18h00 pour une sieste jusqu’à minuit. Le froid ne nous quitte pas, position fœtus, tout habillés et toujours glacés ! Une super nuit ! Manouche, finalement, ta maison n’était pas si froide !!!

1h00 du matin, on commence l’ascension ! C’est magnifique, le ciel est découvert (qui l’eut cru ?), les étoiles brillent, il n’y a pas de vent et la neige scintille sous nos lampes frontales (merci papa et maman !). On aperçoit la ville de Quito au loin encore endormie, ses lumières dansent et nous donnent l’impression d’une ville en feu, le paysage est époustoufflant ! C’est pour nous une grande première : l’ascension d’un volcan encore actif et enneigé. Gonflés à bloc, météo favorable, plus rien ne doit nous arrêter.

Les crampons deviennent vite nécessaires à cause de la neige mais aussi de l’inclinaison du sol. (entre 35 et 50 %). C’est donc façon pingouins ou version crabes que nous continuons notre chemin, sacrée technique ! Impossible d’avancer vite, de faire des grands pas. On se contente d’enfoncer un pied devant l’autre, régulièrement. Les petites techniques deviennent vite des automatismes, alors l’esprit se concentre sur ce que bon lui semble. Will pensera pas mal à ses potes, à qui ça aurait bien plu. Manouche, de la bière dans son Camelbak, aurait lancé son célèbre « c’est quand même plus rapide avec un tire-fesses ! ». (Will : Hervé R., j’ai pas mal pensé à toi, aux 100 km, au Chamineige. Je crois que ça t’aurait bien plu cette aventure. Pensée pour toi).

 A 5100 mètres, je suis précise et j’y tiens ! (100 mètres de dénivelé dans ces conditions ça fait un p’tit bout déjà !) je suis malheureusement contrainte d’arrêter, le mal des montagnes commence à faire son effet sur moi (maux de tête, vertiges, yeux qui tirent)… Je décide donc d’arrêter là, et de laisser Will continuer avec le groupe qui nous suit, composé d’un autre guide et de 2 Américains. Ils récupèrent donc mon p’tit Will qui, lui, pète le feu pour son plus grand plaisir ! Pendant ma descente avec mon guide, ils continuent à progresser lentement vers le somment, espérant voir le jour se lever sur Quito. Malheureusement pour Will, l’un des 2 Américains subit le même sort que moi, pourtant il décide de continuer encore. Mais quelques centaines de mètres plus haut à environ 5400, le guide prend la décision de le faire redescendre pour sa sécurité, privant Will définitivement de l’arrivée au sommet. Je ne vous cache pas sa déception, sachant qu’il était physiquement bien, sûr de pouvoir y arriver ! C’est donc frustré que Will me rejoint dans la glacière qui nous sert de refuge vers 6h30. Il avait limite les larmes aux yeux, dégoûté de ne pas avoir pu aller au bout, surtout que l’américain était déjà mal quand je suis redescendu. Il aurait dû repartir avec moi.et laisser les autres continuer.
Nous finissons ce qu’il reste de notre nuit avant de repartir pour Quito quelques heures plus tard. L’expérience fut enrichissante, merveilleuse et inoubliable mais avec un arrière goût d’inachevé pour mon Will. A retenter, mais avec un guide perso ! Tant d’efforts (et un coût élevé) pour ne pas aller jusqu’au bout, et ne même pas voir le somment sous le ciel bleu. Le lendemain matin, le ciel est à nouveau couvert, et il flotte ! Pas de belle photo panoramique à vous offrir, hélas.

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Publié dans EQUATEUR

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F
purée vous passez par des moments vraiment radicalement différents! génial.... bravo pour le choix de musique toujours adéquate! biz
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L
Un coteau paxi facile à grimper ! Si Débo a manqué d'air c'est qu' elle respire trop par le Nay ! Tout les montagnards vous le diront !
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E
Deux questions : l'ascension du volcan, c'était pour l'épreuve physique ou pour le paysage ? Et dans ce cas, qu'avez-vous vu ? C'était beau ?<br /> Pourquoi l'ascension se faisait-elle de nuit ?<br /> A part ça, la description du froid là-bas m'a fait pitié pour vous, mais je sais que quelques heures ou quelques jours après, vous aurez l'occasion de vous réchauffer dans une eau à 28 °... Sympa, les images du marché. Quand je pense que vous avez retrouvé des sctroumphs, détail, qui, entre nous soit dit, reste pour les non-initiés un mystère depuis le début de l'aventure !<br /> Bisous à vous, vous commencez à sérieusement me manquer (il va falloir que je m'habitue, je sais...)<br /> Besos de la soeurette
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L
Manque d'acclimatation à l'altitude Débo. Dommage pour Willy aussi. N'aviez vous point d'EPO 14eme génération?<br /> Avec mon hémochromatose hyper ferritinehémique, j'aurais fait ça sur les épaules de Willy les doigts dans le nez.<br /> J'en rève...
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