Uluwatu et dreamland, quand la houle est de retour...

Publié le par wiwisiku

25 juin :

Retour vers Uluwatu, sur la presqu’île de Bukit, pour y passer notre dernière semaine. Et oui, le temps passe à une vitesse folle ici, et il ne nous reste plus qu’une semaine avant de devoir quitter l’Indonésie (visa de trente jours). Nous décidons alors de retourner au warung Indra, dans les terres, une adresse très modeste mais ayant pour avantage d’être située proche de plein de spots de surfs différents, que nous pouvons rejoindre en scoot.

On quitte Ubud et, une heure et demie de taxi plus tard, on retrouve la petite Rita qui nous logera pour quelques nuits. On choppe un scoot et, aujourd’hui, on ne fait pas grand-chose, un peu de net et du repos. C’est crevant ces vacances hihihi !

26 juin

 Lever, petit dej et direction Uluwatu. Une pensée pour Tonio, qui, selon lui, fête ses 27 ans, qu’il a depuis 5 ans…. En allant vers la plage d’Uluwatu, on croise en sens inverse plein de scoots transportant leurs surfs. Tiens, bizarre, normalement ils vont vers Uluwatu…que se passe-t-il là-bas ? La houle est de retour et il est fort probable que les conditions soient énormes…On gare le scoot, payons la taxe habituelle de parking et, planche sous le bras, descendons les marches qui mènent à ce spot légendaire. Un anglais
à l’humour décapant nous arrête et nous demande si c’est notre planche. Il ajoute qu’en bas il y a plein d’ateliers pour les réparer… Gloups !
Nous découvrons alors un paysage n’ayant rien en commun avec l’Uluwatu d’il y a 15 jours, où les vagues étaient molles, presque ridicules. Aujourd’hui, Neptune reprend ses droits (Poséïdon la question…), l’océan est en furie et Uluwatu se montre sous son meilleur jour. Nous assistons alors un spectacle grandiose, mémorable, digne de la réputation du spot. La planche restera au sol, et nos yeus rivés sur les vagues énormes, 4 ou 5 métres, que seuls les vrais gaillards surfeurs peuvent défier. L’un d’eux perd sa planche et celle-ci se retrouvera explosée sur les rochers. J’ai bien cru que j’allais devoir tester ma compétence de sauveteur, mais j’avais pas trop envie de me mouiller….
La plupart des surfeurs, des vrais bêtes, se font emmener en bateau pour contourner les vagues, puis se font tracter par des jetskis afin d’arriver au bon endroit avec la vitesse adéquate ; le show est extra, le surfeur minuscule sur les vagues gigantesques qui finissent bien souvent par avaler celui qui tente de les chevaucher. Nos petits APN ne rendrons pas aussi bien le spectacle, mais croyez-nous sur parole, c’était beau, et le fracas des vagues impressionnant, et pourtant nous étions bien loin pour observer. Ça c’est du surf à Bali comme on se l’imagine !

Mais notre envie de surfer est intacte, et, comme la plupart des surfeurs modestes et conscients on file vers une autre plage, plus accessible les jours de houle. Direction Dreamland. L’eau est magnifique, les couleurs splendides, mais les vagues encore bien trapues et puissantes, s’éclatant contre le sable. Tant pis, j’ai trop envie de surfer, j’attache le leash et file dans la flotte. Et là, je me paye une bonne session façon Willito de Romo, en référence à Brice de Nice. Je me prends vautres sur vautres, même pour la mise à l’eau et pour la sortie, où des vagues puissantes m’éjectent contre le sable. Pas grave, je ne suis pas à une croûte près et, en bon insistator que je suis, je parviendrai tout de même à prendre quelques vagues sympas, même si l’issue est inévitable : la vague ferme et m’engloutit. Mais hélas la prédiction de l’anglais d’Uluwatu nous a porté la poisse. Je prends une big vague, qui me ferme sur la tronche, j’en perds le leash, me raye la peinture (le dos) au fond, sur le sable, mais la planche de Débo finit dans les rochers. Je la récupère avec le nose cassé et une dérive cassée. Manouche, Tonio, un partout pour les dérives.
Je sors de l’eau dégoûté, demain, je devrai assumer ma connerie et trouver quelqu’un pour réparer ça au black.

27 juin

Ce matin, petit dej peinard dans un salon de thé avec pâtisseries françaises, bon café et internet wifi. Le grand luxe, sauf que le débit que l’on partage avec pas mal d’autres utilisateurs rend la navigation assez peu confortable. On parvient tout de même à gérer nos petites affaires et passons une matinée tranquilou, avant de repartir pour Dreamland. En effet, j’y ai rdv avec un Indonésien qui doit me réparer la planche pour pas cher, une quinzaine d’euros. Le type est là et on lui confie la planche, en espérant que le travail sera de qualité. Débo ne se sent pas pour ces vagues violentes, mais je m’entête et loue une planche pour me relancer. Le scénario fut identique au jour précédent, beaucoup d’efforts pour peu de plaisir, c’est la loi du surf, que j’accepte difficilement ! Parfois on se fait une session où on a l’impression d’avoir progressé, on se fait plaisir, on prend de belles vagues. Et le lendemain, les vagues sont différentes et on en prend plein la tronche pour pas un rond. C’est frustrant au possible, voilà un sport qui remet l’orgueil en place. Mais le plaisir d’être dans l’eau chaude, avec des paysages splendides, triomphe largement sur ces petites frustrations.

Plus tard, nous filons sur une autre plage, padang padang, où l’on constate que les conditions ne sont pas mal du tout. Demain on viendra ici, ça nous conviendra à tous les deux. En fin d’après midi, retour à Dreamland pour récupérer la planche. Je suis soulagé, Débo récupère sa planche comme neuve, Made l’Indonésien a fait du bon boulot !
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Publié dans INDONESIE

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