Auckland

Publié le par wiwisiku

18 mai Auckland

Quelques formalités et contrôles à la douane de l’aéroport, nous nous baladons un peu dans l’aéroport avant de prendre un bus pour rejoindre Auckland, la capitale, à une demi heure de là. La ville est immense et se réveille, il est environ 6h30 du matin. On est crevés mais aussi paumés dans cette immensité citadine, que l’on ne connait absolument pas. Mais les gens sont vraiment sympas et nous donnent des explications pour trouver une auberge, assez éloignée mais à un prix abordable. On reviendra sur le chapitre financier plus tard.

Au fil de nos pas, on observe, on se familiarise avec le monde néo-zélandais. Les faciès ont bien changé depuis l’amérique latine, ainsi que les gabarits. On croise des rugbymen, des maoris hyper-balèzes, et puis toute sorte de physique. C’est un peuple extrêmement métissé, dans lequel on se fond beaucoup plus qu’auparavant. Nous étions souvent les seuls touristes, Débo la seule blonde, et on ne passait pas inaperçu. Ici personne ne prête attention, personne ne nous crie « taxi ! » ou achète-moi ceci ou cela. Encore du dépaysement. Les rues sont vastes, mais tout est monté à l’envers, ils roulent à gauche, les volants sont à droite, vraiment bizarre ces néo-zélandais, ça doit être à force de marcher la tête en bas…

Nous arrivons vers 7h à l’auberge escomptée, posons nos gros sacs qui s’alourdissent de jour en jour, et décidons de repartir aussi sec, malgré la fatigue. En effet, l’expérience des grosses siestes de 3 h nous a désservi plusieurs fois, impossible de dormir le soir et de se remettre dans le rythme. Du coup on enquille, d’autant plus qu’on a très peu de temps en NZ. Il va falloir bien organiser notre mini-semaine sur ce territoire.

Première chose à faire : trouver le siège de la compagnie aérienne Qantas, dans le centre. Depuis ma mutation à Mayotte, on sait qu’il va falloir rentrer plus tôt en France, et supprimer l’Inde de notre itinéraire (on y retournera plus tard). Ce qui veut dire changement de dates, rerouting, paperasses, trucs à expliquer, et bien sur tunes à rajouter . Tout cela se monnaye…
Après avoir tenté en vain sur le net de résoudre cette affaire, après avoir essuyé pas mal de « vents » auprès des différentes compagnies de l’alliance ONEWORLD dans les différents aéroports visités ces derniers mois, nous sommes vraiment décidés à employer cette matinée à mettre un terme à ce petit tracas.
A 10h30, nous ressortons des bureaux de Qantas avec le sourire, soulagés. Merci à ce p’tit gars néo-zélandais, qui, patient, compréhensif, de l’autre côté de son comptoir a pris le temps de nous écouter et nous a ôté une bonne épine du pied. On sait désormais ce que l’on fait. Le 27 juillet, après la Thaïlande, nous repartirons dans un vol direct Bangkok-London. Ce rerouting nous a coûté environ 150 euros. Pas donné mais on s’attendait à pire. Maintenant on est fixés, et c’est vraiment un soulagement.

On va fêter ça en se prenant un p’tit déj et, pour ne pas s’endormir, on repart se balader dans la ville. Mais j’ai une idée derrière le tête, je voudrais bien dépenser les sous-sous de mon anniversaire. Si ici notre pouvoir d’achat est très réduit (en 2 jours on a bouffé les économies faites en 10 jours au Chili…), il faut reconnaître que les prix des trucs informatiques sont alléchants. Or mon appareil photo déconne de plus en plus. L’eau de mer qui s’est infiltrée a fini par avoir raison de lui. Plus de flash, et il s’allume quand bon lui semble. Il faut dire qu’on a exploité à fond ses capacités, il est passé maintes et maintes fois du froid, du gel, à l’eau de mer, l’eau douce, un peu de profondeur, etc…Mais après avoir goûté à se bijou technologique, difficile de s’en passer. Et puis je pense que nos p’tits montages vous plaisent bien, alors on va essayer de continuer.

Bref, vous avez compris, je suis en quête de retrouver cet APN. Ici, enfin, dans cette capitale, je le trouve, et je craque. Sachant qu’on part vivre à Mayotte et qu’on va y plonger, je craque pour le derniere version de mon APN, et je le prends avec le caisson étanche qui permettra de plonger jusqu’à 40 m. Le « lot », ici, revient à 150 euros moins cher que si je l’avais acheté sur le net, c’est une affaire. Chère famille, merci encore pour vos cadeaux d’anniversaire qui m’ont permis d’assumer cette « fièvre ach’teuse ». Ce cadeau sera utile, et je vous promets de belles images, des vagues, des poissons, lorsqu’on retournera dans l’eau…

Après cet épisode, nous nous attelons à faire des choix pour notre bref séjour. Les possibilités sont immenses. Nos envoies aussi vastes. Mais le budget l’est désormais un peu moins. Plein de choses à faire en NZ, d’abord des paysages très différents à découvrir, mais aussi une multitude d’activités., mais souvent chérottes. Des croisières pour voir des dauphins, des baleines, des orques (ça c’est un de mes rêves mais pour le moment inaccessible, pas la saison et trop cher de toute manière) ; on fera ça plus tard, la vie est encore longue), mais aussi tout un tas d’activités à sensations.

Si le peuple NZ est très sportif, il semble aussi friand de ces « sports extrêmes ». Et c’est frappant, dans tous les bureaux d’informations on nous propose ces activités, du skydiving, du bungy jump (saut à l’élastique), du zorb (descendre une colline enfermé dans une boule de plastique…) vraiment plein de trucs de débile qui me plaisent…Ce qui est encore plus surprenant, c’est que cet engouement pour ces activités fun, extrêmes, s’est adapté au milieu urbain. En plein centre, une sorte de catapulte qui vous propulse à la verticale. Plus loin, sur le harbour bridge, du saut à l’élastique. Le plus impressionnant, sur la sky tower, une tour immense en plein cœur de la ville. L’attraction est la suivante : deux câbles sont tendus du sommet au pied de la tour. Un genre de rail en quelque sorte. Entre les deux câbles, le candidat se laisse chuter. Une chute d’une quinzaine de secondes, 192 m de chute ! Un truc de taré ! A les voir, on a l’impression d’un suicide, que le mec va s’écraser en bas ! On aurait bien tenté ça avec Débo., mais on a d'autres projets...Et puis on a déjà fait plein de choses extra, et il faut bien en garder un peu sous le coude sinon on va être blasés à 35 ans !

Je suis en peu long dans cet article mais c’est à l’image de la ville. Plein de trucs, de la culture, des magasins, du luxe, du sport extrême, et puis surtout ne pas oublier un cadre vraiment sympa : Auckland est au bord de l’eau, et collée au centre-ville, l’immense marina abrittant des milliers de voiliers lui donne un charme certain. Bref vous voyez que rien que dans cette capitale on pourrait passer 5 ou 6 jours, mais notre idée de la NZ est plus sauvage, moins citadine, et dès demain nous devrons faire un choix pour découvrir un peu soit le nord, soit nous enfoncer un peu plus dans les terres, vers le sud est.

Dernier point de description, pour papa : bulletin météo : matin 8 degrés, 12 à 15 (et oui ça caille ici !) l’après-midi. Ciel voilé avec quelques éclaircies. Des averses en fin de journée .
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Publié dans NOUVELLE-ZELANDE (NZ)

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M
au secours !!! cassez-vous de là ! Willy va encore faire le fou !
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